Énergie atomique du Canada limitée (EACL) a annoncé aujourd’hui que, compte tenu des plus récentes données recueillies dans le cadre de l'évaluation actuelle de l’état du réacteur national de recherche universel (NRU) et de l’élaboration d’un chemin critique concernant les diverses options possibles pour sa réparation, il ne fait désormais aucun doute que le réacteur NRU ne sera pas remis en service avant la fin de 2009.
EACL a communiqué ces renseignements à l’occasion d’une séance d'information à l’intention des médias tenue aujourd’hui conformément à son engagement d’informer le public des activités liées à la réparation du réacteur NRU de Chalk River, en Ontario.
« Notre principal objectif est de remettre le réacteur NRU en service afin de permettre la production des isotopes médicaux pour les patients et les professionnels de la santé canadiens », a indiqué Hugh MacDiarmid, président et chef de la direction d’EACL. « Nous avons une équipe spécialisée qui travaille sans relâche en vue de remettre en service le réacteur NRU aussi rapidement que possible et en toute sécurité. Il s’agit cependant d’une tâche complexe dans laquelle de nombreux facteurs entrent en ligne de compte », a-t-il précisé.
La durée de l’arrêt du réacteur demeure fondée sur les données les plus probantes dont EACL dispose actuellement, notamment la plus récente analyse concernant l’emplacement de la fuite d’eau lourde, l’état du caisson, les stratégies de réparation et les exigences du chemin critique à suivre pour redémarrer le réacteur après un arrêt prolongé.
« Nous avons défini trois phases pour notre plan de remise en service. Aujourd’hui, nous progressons vers la fin de la phase un, qui comporte une évaluation approfondie de l’état du réacteur, l’élaboration et la mise à l’essai de plusieurs options pour sa réparation, ainsi que des activités de planification générale et la création d’un chemin critique », a expliqué M. MacDiarmid. « Ces travaux nous aideront à prendre une décision concernant la stratégie de réparation à privilégier en vue de la phase deux. »
La méthode de réparation devrait faire l’objet d’une décision dans les prochaines semaines. On estime que la deuxième phase du plan de remise en service, soit la réalisation des travaux de réparation proprement dits, devrait prendre environ deux mois compte tenu de la méthode choisie, de considérations d’ordre réglementaire et d’une analyse plus poussée de l’importance des travaux qui sont nécessaires. La troisième phase, qui consistera à redémarrer le réacteur et à le soumettre à des tests, devrait prendre deux mois de plus si l’on se fie à l’expérience acquise par EACL en 1992 à l’occasion du remplissage, du rechargement et du démarrage du réacteur.
À ce jour, l’emplacement de la fuite à la base du réacteur, soit à environ neuf mètres de l'accès le plus près, a fait l’objet d’une analyse complète. Plus de 60 % de la circonférence du caisson du réacteur a été sondé à distance grâce à des méthodes non destructives. Cet examen a mis en évidence un amincissement de la paroi là où la fuite est survenue ainsi que neuf zones à surveiller.
Les experts en métallurgie et en matériaux d’EACL collaborent avec des sociétés d’ingénierie externes capables d’effectuer des réparations à distance afin de déterminer quelles sont les meilleures méthodes pour nettoyer et réparer le caisson du réacteur.
On a construit des maquettes de la zone touchée du caisson du réacteur NRU afin que l'on puisse procéder aux tests et à la formation qui seront nécessaires pour effectuer les travaux d’inspection et de réparation. De plus, une maquette pleine hauteur d’une section du réacteur est actuellement en construction.
« Le personnel de Chalk River possède une grande expertise technique dans les domaines de la téléinspection, de la science des matériaux, de la corrosion et de l’élaboration d’un chemin critique », a précisé Bill Pilkington, vice-président directeur et chef de l’exploitation nucléaire d’EACL. « Toutes les données recueillies jusqu’à maintenant confirment notre opinion selon laquelle le réacteur NRU pourra être remis en service. Nous possédons l’expérience et le savoir-faire dont nous avons besoin pour remettre le réacteur NRU en service en toute sécurité et dans les plus brefs délais. »
D’autres prévisions concernant la date de remise en service seront communiquées à mesure que de nouvelles données seront recueillies et analysées et lorsqu’une décision aura été prise concernant la technique de réparation et l’étendue des travaux requis. EACL continue de travailler en très étroite collaboration avec la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), et les inspecteurs de la sécurité de la CCSN sont directement à l’œuvre à la centrale de Chalk River.
Ces événements ne représentent aucun danger pour les travailleurs, le public, l'environnement ou la sécurité nucléaire. Pour obtenir de plus amples renseignements sur la réparation du réacteur NRU et des rapports de situation, veuillez consulter le site www.nrucanada.ca.